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Commencez par clarifier la définition d'un groupe minoritaire dans le contexte de l'éducation.

La liste des réformes proposées comprend la promesse dLa liste des réformes proposées comprend la promesse d'une plus grande utilisation des outils pédagogiques basés sur la technologie, le programme de repas de midi et la sensibilité aux besoins d'éducation des personnes handicapées.

Commencez par clarifier la définition d'un groupe minoritaire dans le contexte de l'éducation.

Le 26 mai, Narendra Modi a prêté serment en tant que Premier ministre de l'Inde, à la suite de la performance électorale sans précédent du BJP. Dans son manifeste, le BJP avait promis de revitaliser et de réorganiser l'éducation dans le pays à travers des audits de performance pour le programme d'éducation universelle, l'expansion de l'initiative d'éducation scolaire pour éliminer l'analphabétisme et une assistance aux filles pour assurer la poursuite de l'éducation. La liste des réformes proposées comprend la promesse d'une plus grande utilisation des outils pédagogiques basés sur la technologie, ainsi qu'une meilleure prestation du programme de repas de midi et une sensibilité aux besoins d'éducation des personnes handicapées. Je soulignerai deux défis contemporains qui méritent une attention immédiate. Si ces derniers jours ont vu l'attention du public se tourner vers le ministère du Développement des ressources humaines pour toutes les mauvaises raisons, une action décisive dans ce domaine pourrait garantir que le BJP non seulement tienne ses promesses électorales, mais remodèle également le paysage de l'éducation de manière constructive. .



Le refrain fréquent sur les défis de la mise en œuvre de la loi de 2009 sur le droit des enfants à l'éducation gratuite et obligatoire (loi RTE) n'est pas sans fondement. La littérature d'ONG comme Pratham, CRY et le District Information System for Education (DISE) met en évidence trois domaines de la réforme de l'éducation scolaire qui nécessitent une réponse urgente de l'État. Le premier est l'insuffisance croissante des résultats d'apprentissage chez les enfants inscrits dans les écoles publiques. Un accent renouvelé sur la formation des enseignants et l'augmentation des faibles ratios élèves-enseignant peuvent remédier à cette situation. La seconde concerne la violation flagrante de la plupart des mesures réglementaires imposées aux écoles privées et publiques par la loi RTE.



La loi impose des normes d'infrastructure telles que des installations sanitaires dans les écoles qui ne sont pas respectées, et des normes éducatives telles que des outils pédagogiques et des bibliothèques qui ne sont pas présentes. Une autre source de préoccupation est que contrairement à la loi, les écoles privées facturent des frais aux élèves économiquement arriérés, et la majorité des enseignants des écoles publiques sont engagés dans des activités non pédagogiques comme la préparation des repas de midi. Troisièmement, l'estimation du nombre d'enfants non scolarisés en Inde s'élève à 37,7 millions. Cela lui confère la distinction peu recommandable d'abriter plus de la moitié de la population d'enfants non scolarisés dans le monde (Institut de statistique de l'Unesco, 2013). Ces questions sont au cœur d'une requête écrite déposée par le Conseil national de l'éducation, qui est actuellement entendue par la Cour suprême.

Dans Pramati Educational and Cultural Trust vs Union of India (décidé le 7 mai), le CS a confirmé la validité constitutionnelle des articles 21A (droit à l'enseignement primaire gratuit et obligatoire) et 15 (5) (autorisant l'État à prendre des dispositions spéciales pour les classes défavorisées pour l'admission dans tous les établissements d'enseignement) de la Constitution. Cependant, elle a exclu toutes les institutions minoritaires (avec ou sans aide) de l'application de la loi RTE au motif que les obligations imposées par la loi abrogeaient le droit des groupes minoritaires d'administrer ces institutions conformément à l'article 30 de la Constitution. Ce faisant, le tribunal a ignoré la jurisprudence qui a établi que le droit en vertu de l'article 30 n'est pas de nature absolue et peut céder aux politiques adoptées dans l'intérêt national (P.A. Inamdar contre État du Maharashtra).



Le problème est encore exacerbé par le processus d'obtention de la certification en tant qu'institution administrée par une minorité, qui est entaché d'opacité. À la suite du jugement, il est largement admis que de nombreuses écoles ont commencé à demander le statut d'enseignement minoritaire à leurs gouvernements d'État respectifs pour éviter l'obligation de réserver 25 pour cent de leurs places aux élèves socialement et économiquement défavorisés. Ces inquiétudes font l'objet d'une pétition datée du 27 mai envoyée au bureau du Premier ministre par l'All India Parent's Association. Une solution possible pour le nouveau gouvernement réside dans la délibération d'un amendement législatif qui clarifie la définition d'un groupe minoritaire dans le contexte de l'éducation. Cela minimiserait le pouvoir discrétionnaire de l'exécutif en matière d'interprétation et serait également conforme à l'objectif de l'article 30, qui vise à garantir que les établissements puissent préserver leur caractère minoritaire et promouvoir une éducation approfondie pour les membres du groupe.

Alors que le manifeste du BJP peut s'en tirer avec un niveau de généralité et de grande exhortation, ces deux pétitions illustrent pourquoi il existe des problèmes persistants avec la réforme de l'enseignement scolaire en Inde. La réponse du gouvernement à ces défis démontrera sa capacité à traduire ses promesses manifestes en politiques concrètes.

L'écrivain est diplômé de l'Université Azim Premji
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